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Épouse thaïlandaise – Mari occidental

Mia Thaï-Sami Farang
(Ou: Faut jouer collé-serré…)

          Qu'on ne me parle pas de la [faible] femme asiatique soumise et docile!! Au bout de quelques mois de vie commune, j'avais voulu donner des conseils pratiques à ma nouvelle dulcinée [... de père et mère thaïlandais], mais elle m'avait tout de suite arrêté: "Laisse tomber, on n'apprend pas au crocodile à nager! (Proverbe thaïlandais authentique: Mai tong saun jaroki waï-naam)".


          Récemment, j'ai dit à ma chère et tendre: "Je sais exactement quel jour tu vas mourir!". En fronçant ses beaux sourcils, elle m'a fait: "Ah bon, et quand ça?!", l'air de se demander "Qu'est-ce qu'il va encore me sortir, mon farang de mari…".

         Et moi de lui affirmer en rouspétant gentiment: "Tu mourras le jour où tu seras certaine que je ne pourrai plus coucher avec une autre, mais pas avant!".

          Son regard a brillé et la réponse a fusé: "Exactement, comment t'as deviné, t'es drôlement fort (i.e. pour un farang)!

        Faut dire qu'elle ne me croit qu'à moitié quand, de temps à autres, je lui dis que je vais rendre visite à des copains qu'elle ne connaît pas.


         Une fois, elle m'a prévenu qu'en remplissant le lave-linge, elle regardait bien si mes slips ne portaient pas de traces suspectes, révélatrices d'ébats tarifés. Mais là, elle a marqué contre son camp car, depuis, je fais attention à ne pas écrire mes mémoires dans la poche kangourou. C'est qu'il faut jouer serré, alertez les contrevenants, gaffe à la police scientifique!!

          

        Par exemple, un de ces matins radieux où Madame a daigné accomplir son devoir conjugal, elle m'envoie en rigolant: "Eh bé, tu tiens bien longtemps aujourd'hui, qu'est-ce qu'il t'arrive, je suis sûre qu'hier soir t'as tiré ailleurs, sinon t'aurais déjà bâclé le travail, comm'd'hab!".

 

       Ne pouvant nier l'évidence, j'invoque la fatigue et les quatre bouteilles de la Bière du Pachyderme (taille adulte) ingurgitées la nuit précédente, tout en suivant TV5 d'un œil et Internet de l'autre. 

 

        

De sa position allongée, elle dresse le col et me lâche tout net: "Oh eh, me prends pas pour une truffe, tu veux?!". Faut vraiment jouer serré, voilà qu'elle me fait une autopsie de mon vivant, parole!

 

          Une autre fois, j'arrive à l'improviste et je lui mets les mains sur les yeux, par derrière, pour la surprendre. "Dis donc, qu'elle me fait en se retournant prestement, d'où tu viens comme ça avec des mains qui sentent aussi bon, hein, avec qui t'étais encore?".

        

        "Ben, euh, c'est à dire que, euh, un copain m'a invité à boire un verre, je suis allé aux toilettes, euh, y'avait du savon, euh, et voilà, que vas-tu imaginer thirak*?".


Elle a accusé le coup en hochant la tête mais n'en fut pas dupe pour autant: "C'est ça, mais je te préviens que si je t'y prends, je te la coupe, t'entends?!". Va falloir jouer très collé-serré, elle m'a montré le hachoir et le billot dans la cuisine…

 

Raymond Vergé

 

*(thirak: chéri-e)

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La Thaïlande, championne du monde des greffes de pénis
(AFP - Mercredi 7 juillet 2004)

          Elles les ont fait bouillir, les ont attachés à des ballons, donnés en pâture à des canards ou jetés dans les toilettes. Quand il s'agit de priver un homme infidèle de tous ses moyens, l'imagination des femmes thaïlandaises est sans borne.


            Si la Thaïlande est devenue le premier pays au monde pour la chirurgie réparatrice du pénis, ce n'est pas par hasard: les cas de mutilation sont fréquents dans le royaume. Le dernier en date a été rapporté hier, sur un paysan de 29 ans.


           Médecins et psychologues expliquent ces violences extrêmes par l'infidélité très répandue et la volonté des femmes qui n'ont pas froid aux yeux de défendre leurs droits.

       La tradition de polygamie, officiellement bannie il y a seulement cent ans, reste très répandue et déchire de nombreux mariages en Thaïlande.


          Par ailleurs, le pénis est vénéré comme un symbole de pouvoir et de fertilité, soulignent ces experts. Sur tous les marchés du royaume ou sur les proues des bateaux, on trouve des phallus en pierre ou en bois.


        Le fait que toute cuisinière thaïlandaise qui se respecte soit équipée de nombreux couteaux tous plus tranchants les uns que les autres n'aide pas.

      Assis dans son bureau de l'hôpital Paolo Memorial de Bangkok, Surasak Muangsombot, un chirurgien, se souvient avoir greffé son premier pénis en 1978 et avoir rapidement découvert que ces épouvantables mutilations étaient l'une des formes de la violence conjugale en Thaïlande.


       Depuis 1978, l'équipe du Dr Surasak a opéré à elle seule 33 hommes. Dans la même période, trois cas "seulement" ont été enregistrés en Suède, deux aux Etats-Unis - dont celui, très médiatisé, de John Bobbitt, qui, après avoir retrouvé toutes ses capacités grâce à la chirurgie, était devenu acteur de films pornographiques - et un en Australie.


        "Certaines années il y en a quatre ou cinq (en Thaïlande) et ensuite on n'en entend plus parler", dit le Dr Surasak, "mais parfois, c'est comme une épidémie". Les phallo-plasticiens ont fort à faire car les femmes jalouses, une fois le pénis tranché, s'acharnent souvent sur le malheureux organe.


        "Certaines le font bouillir, le donnent à manger aux canards, le jettent dans les toilettes et tirent la chasse d'eau, l'enterrent ou même l'attachent à un ballon et le laisse s'envoler", dit le chirurgien.

        Le cas le plus délicat pour lui a été celui de cette femme qui a longtemps refusé d'avouer qu'elle avait expédié le membre viril de son mari dans une fosse sceptique.

         "J'ai demandé à l'infirmière de bien le nettoyer et j'ai averti le patient qu'il pourrait avoir une septicémie", explique le médecin.

          Celui-ci lui a répondu: "écoutez, faites de votre mieux, et si j'ai une septicémie, au moins je mourrai avec mon pénis".


           "Quinze heures se sont écoulées entre le moment où le pénis a été tranché et greffé, ce qui est bien plus long que tout ce que disent les livres, mais je l'ai fait, et à mon grand étonnement tout s'est bien passé", explique le chirurgien.


        Pour le Dr Wallop Piyamanotham, un psychologue, l'amputation du pénis est liée à l'habitude des Thaïlandais de prendre une seconde femme.

           "La seule vengeance possible pour l'épouse est d'amputer le pénis de son mari" qui la trompe et la délaisse, explique-t-il, car "peu d'hommes (infidèles) font encore l'amour avec leur épouse".


           En dépit des dommages causés au pénis ainsi mutilé, explique le Dr Surasak, le succès des greffes est impressionnant. "Le taux de réussite est de 100%, mais je crois que seulement 50% peuvent retrouver leurs fonctions normales", dit-il.


           Le chirurgien livre une règle d'or pour les hommes qui ne résisteraient pas à la tentation de l'infidélité: "si vous avez une maîtresse, votre femme sera folle de rage et prête à vous mutiler à tout moment. Alors rendez-la heureuse (soyez généreux), mais parallèlement, en prévision, ayez toujours avec vous une bouteille  thermos et l'adresse d'un bon chirurgien".

 Janesara FUGAL - BANGKOK (AFP)

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Thaïlande: une détective privée 

aux trousses des maris volages 

BANGKOK (AFP) – 04/04/11


Amnuaiporn Maneewan montre un stylo caméra le 14/03/11 à Bangkok

[AFP Photo: Pornchai Kittiwongsakul]

          Amnuaiporn Maneewan traque les maris volages en Thaïlande depuis plus de 15 ans et en a tiré une philosophie pour le moins tranchée: "Un homme en qui on peut avoir confiance est un homme mort. Tant qu'ils vivent encore, tant qu'ils respirent, ce n'est pas possible".


Différents gadgets piégés sont exposés
dans le bureau d'Amnuaiporn Maneewan
[AFP Photo: Pornchai Kittiwongsakul]

          Caméras miniatures, micros dissimulés dans des stylos ou des clés de voiture, GPS... Avec ses gadgets dignes d'un James Bond en jupon, la chasseuse de maîtresses, 42 ans, est devenue une star locale en dénichant les preuves de l'infidélité des hommes pour le compte d'un cabinet d'avocat de Bangkok.

       Des tromperies qui, selon elle, sont de plus en plus courantes. Pour de nombreux Thaïlandais, dit-elle, entretenir une maîtresse - ou "mia noi" (épouse secondaire) - est un droit.

        "Ca augmente tout le temps (...). Maintenant, ils n'ont pas qu'une maîtresse, mais deux ou trois", assure-t-elle. "C'est comme une mode. C'est normal. Un homme ne part pas de chez lui sans aller voir une maîtresse".


          Si elle déplore la tendance, elle en fait ses choux gras en acceptant trois ou quatre nouveaux clients par jour, surtout des femmes, de 20 à 60 ans.

             Mais elle assure que sa vocation n'a rien de mercantile: "S'il n'y avait personne comme moi, ces personnes souffriraient pendant longtemps. Moi et mon travail aidons les gens à ouvrir les yeux. Je leur montre la vérité".

        Certains ouvrent pourtant les yeux sans elle. Comme Panaa, qui vivait avec son conjoint depuis sept ans lorsqu'elle a découvert qu'il la trompait. Elle s'est mise en quête de sa concurrente et est allée la défier. Mais celle-ci lui a présenté un certificat de mariage et revendiqué la place d'épouse légitime...

        "J'ai été choquée parce que je n'aurais jamais pensé être la maîtresse (...). Je pensais être moralement supérieure, mais ce n'était pas du tout le cas", raconte-t-elle.


        Le sujet questionne manifestement les Thaïlandais. Ronnachai Kongsakol, psychiatre à l'hôpital Ramathibodi de Bangkok, l'a même évoqué dans un rapport dans lequel il assure que les hauts fonctionnaires sont plus disposés que les autres aux aventures extra-conjugales. 

          "Ils ont un statut, le pouvoir, de l'argent. C'est suffisant pour s'offrir une autre femme", explique-t-il.

       Mais les hommes ne sont pas les seuls infidèles: trois appels sur dix proviennent de maris jaloux, note Amnuaiporn.

        Désormais, la télévision thaïlandaise se délecte de ses anecdotes les plus sordides. La détective aussi jolie que loquace est devenue une célébrité dans le pays.


         Elle a même publié un livre - "Détective privée: ils me demandent d'enquêter sur l'adultère" - présenté comme le premier ouvrage de référence sur le travail d'une femme détective.

      Montrant des photos d'elle dans divers accoutrements, dont une panoplie d'Indien, plumes comprises, l'ouvrage dévoile des histoires tirées de son expérience. Comme celle de cet homme riche, de sa femme et de son amant, tous dignes d'une comédie de boulevard.

       Alors que l'époux faisait semblant de partir en voyage d'affaires, la femme avait rejoint l'amant dans un hôtel, sans remarquer la filature de la détective.

         Le mari avait ensuite frappé à la porte de leur chambre, où l'amant avait affirmé mordicus être seul. Avant que la femme ne soit retrouvée dehors, plaquée "comme un lézard" contre le mur du balcon voisin.

      L'ouvrage distille également quelques conseils de base pour détecter les infidélités de son partenaire, comme une attention inhabituelle à son apparence ou des voyages d'affaires inattendus à l'autre bout du pays.

     Reste que si sa carrière a apporté la célébrité à Amnuaiporn, elle l'a aussi dégoûté du mariage. "J'ai peur de rencontrer les mêmes problèmes. Je pense qu'il est mieux de rester célibataire". © 2011 AFP



04/04/2011
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