Les Thaïlandais seraient superstitieux, tiens tiens…
Devenons-nous ce que nous sommes, ou sommes-nous ce que nous devenons? Quelle que soit la réponse, il est certain que les croyances influencent la culture. Nos amis Thaïlandais (enfin, presque tous!) sont attachés à certaines règles parfaitement… irrationnelles pour nous occidentaux (enfin, presque nous tous!).
Par exemple, nos hôtes associent la numérologie à beaucoup de leurs activités. Entre autres: pour eux, le chiffre 9 est synonyme de progrès, tout simplement parce que phonétiquement, le mot thaï pour 9 (kào) évoque l'équivalent [thaï] de notre «grand pas en avant» (khào nah).
Et dans la pratique, lorsqu'un hôtel rénove une de ses annexes, la direction en planifie [auspicieusement] la réouverture précisément à 9 h 09 du matin, de préférence par un des cadres supérieurs, voire [et de préférence] le gouverneur de la province, qui est invité à couper le ruban.
Inversement, et c'est bien le cas de le dire, le 6 («hok») n'est pas considéré comme porte-bonheur car cela rime avec «tok», la chute, en thaï. D'où le fait que la plupart des Thaïlandais évitent de programmer une cérémonie à une heure comportant le chiffre 6.
Pour ceux qui ont un jardin, on plante des arbres avec des noms qui attirent la chance. Entre autres, le «ma yom» (donnant un fruit pourtant amer, appelé «groseille à maquereau», une grosse baie solitaire, verte, jaune ou rouge, employée notamment dans une sauce accompagnant le maquereau, nous parlons du poisson, bien entendu), qui est supposé garantir l'admiration des collègues de travail. La raison en est encore une correspondance phonétique: en thaï, admiration se dit "ni-yom" et donc rime avec «ma-yom».A noter que, par respect pour cet arbre, les Thaïlandais n'y attacheraient jamais une corde à linge, par exemple.
Faisant aussi partie de l'arboretum porte-bonheur, le jaquier, ou arbre à pain, est aussi très prisé car cela se dit «kanoun» en thaï et n'est pas sans rappeler l'expression «sanap-sanoun», i.e. le soutien (physique, moral et pourquoi pas… économique!), notamment de la part du milieu professionnel.
Tout ceci est évidemment en ligne directe avec les mantras hindous qui sont des formules rituelles, en langue sanskrite, censées contenir et donner un pouvoir spirituel (au récitant) en alliant signification, rythme et sonorités.
Vous aurez aussi remarqué que les lézards (jing jok) sont très respectés dans les maisons thaïlandaises. Outre le fait qu'ils vous débarrassent des insectes, ils servent également de bons ou mauvais augures: s'il y en a un qui tombe devant vous au moment où vous devez sortir, cela ne présage rien de bon, mieux vaut reporter le départ. Si vous êtes confortablement installé sur votre sofa pour passer la soirée en famille et qu'un lézard vous choit sur la partie gauche (de votre anatomie), c'est négatif. Par contre c'est considéré comme positif s'il atterrit sur votre dextre (j'ai bien dit dextre!). Mais dans la plupart des cas, il reste collé au plafond, fort des crampons que la nature lui a donnés.
Les Thaïlandais interprètent aussi les manifestations corporelles, telles que les tremblements impromptus des paupières (pour nous, ce n'est qu'un phénomène nerveux, pour eux c'est carrément un mauvais signe). Vous éternuez, c'est que quelqu'un parle de vous, mais sans doute en bien. Vos paumes vous démangent? C'est signe que vous allez recevoir de l'argent, alors continuez de gratter!
Beaucoup de Thaïlandais sont persuadés que le mercredi n'est pas indiqué pour se couper les cheveux (et tout ce qui pousse: ongles, barbe, poils de nez…) mais personne n'est capable d'expliquer pourquoi, d'autant plus qu'en Inde (dont la civilisation a eu une influence prédominante en Thaïlande), c'est justement le jour favori pour passer la tondeuse et se faire rafraîchir le caillou.
En Thaïlande, certains salons de coiffure ferment justement ce jour là, vu la maigre fréquentation. Peut-être cela vient-il d'un mauvais évènement capillaire associé (dans un passé lointain) au mercredi, de même que la plupart des superstitions ont pour origine de simples incidents, parfois récurrents, mais anecdotiques. Quoiqu'il en soit, les Thaïlandais vous diront que si vous allez chez le coiffeur un mercredi, cela risque de vous enlaidir (personnellement, je n'ai rien à craindre), donc soyez prudents, car, affirment les autochtones (enfin, ceux qui observent ces coutumes): «Mai chua, ya lop lou», i.e. même si vous n'y croyez pas, respectez ces croyances et ne riez surtout pas, on ne sait jamais, vous pourriez peut-être en pâtir. Comme disait l'autre: "Je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur!»
Une croyance très répandue, de tous temps, dans le monde entier, et que partagent les thaïlandais: si un corbeau vous fixe en croassant, c'est mauvais signe. De même, et c'est plus insolite, si une araignée se frappe la poitrine de ses petites pattes, devant vous, dans une attitude de défiance, le mauvais œil est sur vous!
Voici encore quelques interdits observés par les Thaïlandais: Ne pas chanter en cuisinant (peut-être pour les postillons?), Ne pas balayer après le coucher du soleil (ne subissant plus le poids des rayons solaires, les particules de poussière restent en suspens et on risque donc de les inhaler), Ne pas [se] regarder dans un miroir la nuit (sans doute par peur des fantômes), Ne pas quitter le domicile si vous entendez le cri du lézard (…), Ne pas dormir la tête à l'ouest (mais plutôt à l'est, c'est supposé favoriser la connaissance), Ne pas coudre les vêtements que vous portez (vous pourriez vous piquer, sans doute!), Ne jamais poser le pied sur le seuil d'une porte (cela interfère avec le courant énergétique du lieu), de même, pour une femme vierge, éviter de s'asseoir sur un seuil de porte (car son futur bébé aura du mal à "sortir"), Ne pas passer sous une corde à linge lorsque l'on porte une amulette (on risque d'attirer le malheur).
Justement: comme dans beaucoup d'autres pays et dans les différentes religions (Christianisme, Islam, Hindouisme…), mélangeant allègrement la philosophie, le pragmatisme forcené et les croyances irrationnelles, le bouddhisme thaïlandais s'accomode fort bien d'amulettes, de fétiches, de grigris et autres talismans qui ont une place importante dans la vie quotidienne.
En Thaïlande, ce sont plutôt les hommes qui portent une ou plusieurs statuettes du Bouddha (ou de saints bouddhistes) enchâssées et enchaînées autour du cou. Certaines ont des buts bien spécifiques. Par exemple pour faciliter les conquêtes féminines (voire masculines, c'est selon), pour se protéger des armes, pour éloigner les mauvais esprits, pour gagner à la loterie, ou simplement pour garantir son bien-être.
Généralement, les femmes préfèrent aller au temple ou fleurir leurs autels domestiques, mais leurs motifs ne sont pas moins désintéressés: trouver un bon mari, le conserver longtemps, fidèle et bienveillant, avoir une belle maison, avoir de beaux enfants qui réussissent aux examens, et ainsi de suite.
La plupart des amulettes s'obtiennent pour un baht symbolique dans les temples et sont bénies par les moines, mais certaines se revendent dans les arrière-boutiques (ou sous le manteau) et à des prix astronomiques, répondant aux lois de l'offre et de la demande (correspondant au potentiel qu'on leur attribue), exactement comme les valeurs boursières. On peut vraiment parler d'un marché parallèle (et forcément clandestin) alimenté et animé par des spéculateurs très au fait de ce genre de produits.
Les tatouages font partie intégrante de la panoplie de ceux qui croient pouvoir modifier leur destin par des stratagèmes censés tromper l'ennemi. Les Thaïlandais les portent comme boucliers mais ceux-ci résistent rarement à un coup de couteau ou à une balle de 9 mm.
A l'origine, le tatouage avait une fonction ethnique ou thérapeutique (et cela se trouve encore) mais de nos jours cela relève beaucoup plus de la croyance aveugle et de la coquetterie, voire de la mode pure et simple, une superficialité que d'ailleurs beaucoup regrettent sur le tard. Penser s'attirer les faveurs du ciel en se faisant graver un symbole religieux traduit une certaine naïveté même si cela exprime aussi un respect sincère pour une certaine philosophie.
D'autant plus que les textes hindous (qui ont grandement influencé le bouddhisme) expliquent qu'il y a six "occurrences personnelles" dans la vie de l'être humain sur lesquelles il est difficile [pour lui] d'avoir une influence directe, quoiqu'il fasse. Ce sont la naissance et la mort, le gain et la perte, l'honneur et la honte.
Autres boucliers parapsychologiques, les mandalas (représentations géométriques et symboliques, dans le brahmanisme et le bouddhisme). Ce sont des diagrammes (dessins) supposés éloigner les fantômes (et les esprits chagrins). En Asie, on en trouve [affichés] dans les moyens de transport (voitures, taxis, autobus, camions…) et sur les portes des maisons qui préfèrent éviter les visiteurs du soir (et désincarnés).
A l'inverse des occidentaux qui les recherchent comme des objets précieux, les Thaïlandais ne s'intéressent pas aux meubles anciens car ils pensent qu'ils sont toujours attachés aux âmes de leurs défunts propriétaires. Par contre, certains fantômes sont très sollicités: entre autres, Phoum Phouang, la chanteuse de musique «country» (thaïe), décédée il y a bientôt dix ans, était originaire de Suphanburi.
Certains habitants du coin ont cru la voir hanter le secteur et ils lui ont construit une "chapelle" qui attire de plus en plus de fidèles: la plupart viennent dans l'espoir d'obtenir les numéros gagnants de la loterie. Comme dans les temples «classiques», ils secouent un récipient contenant des baguettes de bambou numérotées pour faire sortir le chiffre de la chance.
Ce lieu de pèlerinage est très fréquenté les jours qui précèdent les tirages de la loterie nationale (1er et 16 du mois). Mais, en Thaïlande comme ailleurs, ceux qui gagnent le gros lot sont surtout les astrologues, médiums, voyants (mau-dou), télépathes et autres devins qui n'ont pas de souci à se faire: leur avenir est assuré!
Raymond Vergé
Thaïlande: un petit goût de mort pour mieux revivre ensuite
NAKHON NAYOK (AFP) - 13/10/2008 10h30
Une expérience de mort spirituelle durant une cérémonie du cercueil
dans la province de Nakhon Nayok, dans la banlieue de Bangkok le 2 octobre 2008
Namfon Mamuenwai dit qu'elle est morte pour l'homme qu'elle a aimé. Elle s'est allongée dans un cercueil dans un temple bouddhiste au nord de Bangkok où elle a goûté à la "mort spirituelle" avant de "ressusciter" avec une âme "purifiée".
Namfon, âgée de 39 ans, s'est livrée à cette brève expérience dans l'espoir de rejoindre son ami étranger aux Pays-Bas. "J'ai très envie d'aller dans un autre pays mais ne peut obtenir un visa", explique-t-elle.

Une expérience de mort spirituelle durant une cérémonie du cercueil dans la province de Nakhon Nayok, dans la banlieue de Bangkok le 2 octobre 2008
Une semaine après avoir vu une émission à la télévision, elle s'est rendue en voiture au temple de Prommanee, à une centaine de kilomètres de la capitale thaïlandaise, rejoignant ainsi quelque 2.000 personnes qui, chaque semaine, "décèdent" pendant quelques minutes pour mieux "revivre" ensuite.
Les moines dans ce temple devenu populaire ont le sens des affaires et, contre espèces sonnantes et trébuchantes, ils entretiennent l'idée que les voeux des participants seront exaucés.
"Tous ceux qui viennent ici obtiennent ce pour quoi ils ont prié", affirme le bonze Charuay Thanavaro.
Le temple de Prommanee organise la cérémonie du cercueil depuis quatre ans mais la participation a presque triplé ces deux dernières années.
Un petit tour de deux minutes dans un cercueil coûte 100 bahts (2,16 euros) mais il faut rajouter 180 bahts (3,90 euros) pour la cérémonie religieuse complète précédant l'entrée dans la bière.
Charuay recommande aux participants de tout faire s'ils veulent voir leurs voeux en amour ou en affaires se réaliser. "La cérémonie et les prières, c'est bien, mais il n'y a que 80 à 90% de réussite. S'ils s'allongent dans le cercueil, c'est 100%".
Après 90 minutes de prière et de méditation, les participants alignés entrent dans neuf cercueils de grande taille qui portent chacun trois chiffres susceptibles d'être utilisés à la loterie, précisent les organisateurs.
Une fois dans le cercueil, les visiteurs tiennent un bouquet de fleurs contre leur corps et murmurent de nouvelles prières avant de s'allonger et de "mourir" alors que des moines recouvrent les cercueils en bois d'un grand linge blanc pour éloigner le "mauvais karma".
Les amulettes et d'autres rituels jouent un rôle important en Thaïlande où près de 95% de la population est de confession bouddhiste.
En avril 2007, une femme de 51 ans était morte écrasée lorsque des milliers de personnes s'étaient bousculées dans la ville de Nakhon Sri Thammarat (sud) pour acquérir certaines amulettes censées apporter prospérité et protection.
"Ce n'est pas juste une mode", souligne Milos Hubina, qui enseigne la religion à l'université Mahidol de Thaïlande.
Cela reflète une idée largement répandue en Thaïlande selon laquelle un objet particulier peut porter magie et chance pendant un certain temps avant de perdre ce pouvoir et d'être transféré dans un autre objet, explique-t-il.
"C'est une des raisons pour lesquelles (les Thaïlandais) peuvent perdre la tête pour une amulette pendant une année et passer à autre chose l'année suivante". © 2008 AFP
20 ans après, Salman Rushdie ne regrette pas les "Versets sataniques"
LONDRES, 1 oct 2008 (AFP) - 01/10/2008 11h04
L'écrivain britannique Salman Rushdie a affirmé mercredi qu'il ne regrettait pas d'avoir écrit les "Versets sataniques", 20 ans après la sortie de ce livre qui lui a valu une fatwa iranienne et de longues années dans la clandestinité.
Lors d'un entretien avec le journaliste australien James Clive, diffusé sur le site du Times, l'auteur d'origine indienne explique qu'il regretterait au contraire de ne pas avoir écrit un livre s'attaquant à des questions religieuses ou philosophiques majeures.
"La question que je me pose tout le temps est la suivante: sommes-nous maîtres ou victimes ? Faisons-nous l'histoire ou est-ce que c'est l'histoire qui nous fait ? Est-ce qu'on façonne le monde ou est-ce qu'on est façonné par lui?", s'interroge-t-il.
"La question de savoir si nous avons prise sur nos vies ou si nous sommes simplement des victimes passives des événements est, à mon avis, une grande question, que j'ai toujours essayé de poser", poursuit-il.
"Dans ce sens je n'aurais pas voulu ne pas être l'écrivain qui l'a posée", notamment dans les "Versets sataniques", ajoute l'auteur, dans ce style parfois alambiqué dont il est coutumier.
Ces déclarations sont publiées quelques jours après l'arrestation à Londres de trois hommes soupçonnés d'être impliqués dans un début d'incendie survenu chez l'éditeur londonien d'un livre controversé sur la plus jeune épouse du prophète Mahomet.
La publication des "Versets sataniques", livre jugé blasphématoire contre l'islam, avait provoqué un tollé dans le monde musulman. L'imam Khomeiny, guide suprême de la révolution islamique iranienne, avait prononcé une fatwa le 14 février 1989, obligeant Salman Rushdie à vivre caché, sous protection policière, pendant près d'une décennie.
Le gouvernement iranien avait indiqué en 1998 qu'il ne tenterait pas de faire appliquer le décret de l'ayatollah Khomeiny, ce qui avait mis fin à la clandestinité dans laquelle vivait l'écrivain. Mais son anoblissement par la reine Elizabeth II en 2007 avait relancé la polémique, faisant dire à un religieux iranien que la fatwa était toujours valable.
© 2008 AFP
Salon Parapsy : la bonne aventure dans tous ses états - PARIS (AFP) - 17.02.2010 17:21
Boules de cristal, pendules, runes, tarots, galets, ordinateurs: plus de 90 médiums, voyants et autres astrologues attendent plusieurs milliers de visiteurs au salon Parapsy 2010 à Paris pour leur révéler l'avenir et les ressorts cachés de leur personnalité.
Mains de
voyante sur une boule de cristal lumineuseBoules de cristal, pendules, runes, tarots, galets, ordinateurs: plus de 90 médiums, voyants et autres astrologues attendent plusieurs milliers de visiteurs au salon Parapsy 2010 à Paris pour leur révéler l'avenir et les ressorts cachés de leur personnalité.
Boules de cristal, pendules, runes, tarots, galets, ordinateurs: plus de 90 médiums, voyants et autres astrologues attendent plusieurs milliers de visiteurs au salon Parapsy à Paris pour leur révéler l'avenir et les ressorts cachés de leur personnalité.
"Le paranormal est un vrai phénomène de société, un Français sur six consulte régulièrement un voyant", souligne Cécile Laligan, organisatrice de ce Salon du corps et de l'esprit qui attend plus de 18.000 personnes pour sa 24e édition, jusqu'au 22 février à l'Espace Champerret.
"La voyance, c'est comme un panneau de signalisation routière. Le médium prévient le consultant de ce qui peut lui arriver, ensuite à lui de faire attention", poursuit Mme Laligan qui avoue "faire régulièrement appel aux arts divinatoires pour y voir plus clair dans le domaine professionnel".
Visiteuse assidue des Salons ésotériques, Chantal Husson "consulte un voyant deux fois par an" et selon cette jeune femme, "dans l'ensemble les prédictions étaient justes".
"Lorsque je consulte un médium, je me sens écoutée et moins seule au monde", assure-t-elle.
Dans un local exigu d'où s'échappent des odeurs d'encens, Didier Beltran assure jouer "un rôle d'écouteur et de conseiller auprès de ses clients".
Voyant, médium et astrologue, M. Beltran "se définit comme un coach exerçant un métier de saltimbanque". Prix d'une consultation: entre 45 euros et 90 euros.
"Ma clientèle, très fidèle, est surtout féminine (60%), mais aujourd'hui les hommes sont de plus en plus nombreux à oser venir consulter, tous âges confondus", raconte-t-il. Selon lui, "les femmes s'intéressent surtout aux domaines sentimental et familial tandis que les hommes veulent connaître leur devenir professionnel".
Venu de Roubaix (Nord), le voyant dit "posséder ce don occulte depuis sa petite enfance" mais sa décision d'en faire son métier a été difficilement acceptée par ses proches.
Pas de jeu de cartes, ni de boule de cristal sur la table de Mme Jaffres Lacroix : d'une petite voix à peine audible, elle explique "qu'elle n'a besoin d'aucun support pour révéler ce qu'elle voit à ses clients". "Surtout, ne me dites rien, je vous livre ce que je vois, on en parle et vous me posez ensuite vos questions", insiste-t-elle "pour ne pas être influencée".
A 65 ans, cette experte dans la "lecture à travers les gens" ne manque pas d'expérience, mais reconnaît qu'avec la crise, on frappe un peu moins à sa porte.
Patricia Lasserre, docteur en philosophie, a choisi de se consacrer surtout à l'astrologie. Elle est venue avec son ordinateur portable pour délivrer en quelques clics le thème astral des curieux.
"Je demande à mon client de me donner sa date, l'heure et son lieu de naissance et grâce à mon logiciel, je sors son thème astral et je peux même dater les événements, ce qui est très difficile en +médiomité+", raconte-t-elle.
Elle collabore dans son bureau parisien avec Serge Koskas qui complète ses prédictions grâce à un don de "visuel auditif". Il livre à ses clients les images et les noms "qui viennent à lui".
Quant à Farid Jaafar, il est venu au salon faire ses achats. "J'achète des pierres qui émettent des bonnes vibrations et qui sont bénéfiques", dit ce voyant amateur qui "tire les cartes gratuitement à ses proches".
© 2010 AFP



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